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Histoire de la Société du Rorschach et des Méthodes Projectives de La Langue Française Par le Professeur Nina Rausch de Traubenberg |
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![]() AUX SOURCES DE
- d'une part, un petit groupe d'étude du Rorschach réuni autour de Cécile Beizman s'était constitué au Laboratoire de Psychobiologie de l’Enfant du Pr. Wallon (au 41 de la rue Gay Lussac à Paris) et cherchait à systématiser les questions de technique et à confronter son expérience avec d'autres praticiens du test. Ce laboratoire devint notamment celui de René Zazzo et Roger Perron. René Zazzo et ses collaborateurs ont pris la charge de la consultation psychologique de l'Hôpital Henri Rousselle à Sainte-Anne. Il faut préciser que pendant ces années de guerre et d'après-guerre, seul le CNRS octroyait des bourses de recherche aux psychologues cliniciens, et les membres de ce laboratoire émargeaient au CNRS ; ni les hôpitaux, ni l'université n'avaient de postes budgétaires pour notre profession.
-
D'autre part,
l'Association Internationale du Rorschach, fondée à Zurich en 1948, souhaitait
la constitution de groupes nationaux et
Cécile Beizmann
Des statuts furent élaborés ; le Bureau s'associa un comité de candidatures, un comité culturel et un conseil, ce qui assurait le bon fonctionnement du groupement. Le projet d'activités comprenait la publication d'un bulletin de liaison interne semestriel, la mise en place de séances hebdomadaires de travail, l'organisation de symposia et plus tard de congrès.
En tant que tel, le groupement n'a pas cherché à organiser la formation à la méthode du Rorschach. Certains des membres fondateurs organisèrent dès 1951 un enseignement en privé, étalé sur 2 ans ; Cécile Beizmann assurant un séminaire d'étude du test à l'Institut de Psychologie de l'Université de Paris.
Cette éclosion de projets prouvait bien qu'il était grand temps de fonder une telle association pour approfondir la formation, faciliter les échanges scientifiques et aussi divulguer les informations, surtout celles en provenance des Etats-Unis, dont on avait été coupé par la guerre, alors que le Rorschach et les Techniques Projectives dominaient le champ psychologique aux Etats-Unis tant dans l'élaboration théorique que dans la pratique clinique.
Les pionniers de ce fulgurant départ étaient groupés autour de Cécile Beizmann, plus exactement autour du tandem Cécile Beizmann - Nella Canivet : - Cécile Beizmann aussi active que modeste, convaincue de l'intérêt du test en psychologie de l'enfant qu'elle pratiquait au laboratoire de Psychobiologie de l'Enfant dirigé par le Professeur Wallon, - Nella Canivet, psychologue formée à Genève, amie de Marguerite Loosli-Usteri, assistante ensuite d'André Ombredane, connaissait bien les ouvrages américains sur le Rorschach ; esprit rigoureux, intelligence claire et critique, son enseignement était exemplaire et ses élaborations théoriques percutantes.
Dans le monde médical, l'intérêt pour le Rorschach s'est beaucoup intensifié du fait de l'organisation du Symposium Rorschach au Congrès International de Psychiatrie en septembre 1950 à Paris. En effet, ce symposium présidé par le vice-président du Groupement Français, le Dr Dublineau, et par le Président de l'Association Internationale du Rorschach, le Dr Morgenthaler, a vu se dégager les lignes d'activité des groupes d'études du Rorschach en France, au Portugal, au Brésil, au Pérou, en Hollande ainsi qu’en Suisse.
Dans les premières années de la vie du Groupement, la participation des médecins fut très active : ainsi, en 1952, parmi les 58 membres, il y avait 18 médecins de culture philosophique. Parmi les plus influents, il faut citer les docteurs Eugène et Françoise Minkowski dont l'approche phénoménologique est encore présente. Bien des thèses de médecine portaient sur le Rorschach. Parmi les psychologues, il y avait surtout des psychologues du travail, des conseillers d'orientation professionnelle, des chercheurs et quelques rares psychanalystes : rappelons que les psychologues cliniciens n'avaient pas encore acquis droit de cité. Les premiers professeurs de psychologie clinique, Daniel Lagache et Didier Anzieu, furent véritablement des maîtres à penser en matière de psychologie projective et d'approche clinique.
Didier Anzieu
Activités du Groupement Français du Rorschach
En
fait, ni le Groupement Français du Rorschach, ni plus tard
Un survol des thèmes des travaux cliniques et de recherche peut être esquissé ainsi :
- la
décennie de 1950 à
- la
décennie de 1960 à
- après 1970, la centration de recherche se déplace et l'accent est souvent mis sur l'idée de « corps » en tant qu'objet psychologique, conscience corporelle, image du corps intégré puis représentation de soi et des relations. Les mouvements entre réel et imaginaire, entre percept et fantasme illustrent le processus de la réponse au Rorschach. Au TAT, l’accent est davantage placé sur le fantasme et la place nodale de ce concept qui est à l’origine du mouvement qui aboutit chez le sujet à la production de l’histoire. Les travaux de Vica Shentoub et Rosine Debray sur le dégagement du contenu latent datent de cette période.
- à l’entrée des années 80, des pas de géant se réalisent puisqu'on forme des hypothèses sur l'expression de la mentalisation, de la symbolisation au Rorschach et que la conception psychopathologique des états limites (Vica Shentoub) fait découvrir de nouvelles expressions dans les épreuves projectives. Didier Anzieu associe Catherine Chabert à la 7ème réédition de son ouvrage sur Les méthodes projectives (1983) et sont publiés les ouvrages de Catherine Chabert Le Rorschach en clinique adulte. Interprétation psychanalytique (1983) et La psychopathologie à l’épreuve du Rorschach (1987) et de Françoise Brelet Le TAT. Fantasme et situation projective (1986).
En bref, on ne recherche plus dans les Techniques Projectives des traces de symptômes, et la visée diagnostique du travail du clinicien se double d'une visée pronostique de recherches de capacité de changement, d'évolution après trauma ou thérapie.
L'essentiel devient dorénavant évident : les épreuves projectives doivent être maniées ou analysées en fonction d'un référent théorique clair ; elles constituent un lieu où les connaissances théoriques s'incarnent dans le discours du sujet. Leur visée est double : comparaison avec un cadre connu et mise en évidence des différences et singularités des fonctionnements mentaux.
Ce niveau de maniement des épreuves projectives me paraît être le niveau d'une certaine maturité qui ne pouvait être atteint qu'au travers d'une constante articulation, un va-et-vient entre théorie et pratique, entre rigueur des démarches et ouverture des recherches, tout cela rendu possible par la très large mise en place de l'enseignement à l'Université Paris 5 et d'autres universités, car enseigner suppose capacité à chercher la signification de tous les paramètres de la situation et comprendre le sens de leurs interactions et ce, toujours en fonction d'un référent. Les enseignants universitaires et leurs assistants cliniciens ont fait œuvre utile, voire essentielle, pour cette compréhension grâce à un travail d’équipe : les champs d’action des enseignants et des cliniciens sont différents et leurs regards se complètent, se fécondent, s’enrichissent les uns les autres.
Les publications
Le Bulletin
Dès le premier numéro, ce bulletin uniquement interne réalise les souhaits des fondateurs, publie des articles de fond, des analyses bibliographiques en grand nombre, le calendrier et le contenu des séances de travail (5 à 7 par mois), les projets de symposia.
Les rédacteurs ont été
d'abord Didier Anzieu pour 12 numéros, Jacques Verdeaux pour 3 numéros, le Dr
Raymond Péchoux pour les suivants, Justin Schlegel de 1973 à 1990, Anne
Andronikof et moi-même entre 1991 et
Il devient l’organe de
Psychologie Clinique et Projective
Cependant, en 1995,
l’organe officiel de
La nouvelle publication
bénéficie du soutien du Laboratoire de Psychologie Clinique et de Psychopathologie
de Paris 5 et c’est
D’autres
revues de Psychologie ont proposé leurs pages aux techniques Projectives. Le Bulletin
de Psychologie édita des numéros spéciaux en 1963, 1983 et
1984 ;
Les séances de travail
Les séances de travail quasi hebdomadaires ont connu un franc succès jusqu’en 1966 et nous ne pouvons que louer le courage de nos aînés. Ils venaient proposer un éventail très large de sujets d’information et de discussion tant sur les facteurs, les données du Rorschach que sur d’autres techniques projectives, le test Z, le test du Village, la mosaïque de Löwenfeld, la pyramide de couleurs de Pfister, le test de l’arbre, alors que les modèles mathématiques de maniement du Rorschach ne rencontraient guère de succès. Des groupes de province, Marseille, Strasbourg, témoignaient de leurs orientations de travail et des premiers résultats des applications.
C’est lors de certaines de ces séances que l’on forma un groupe de « juges » pour l’évaluation des qualités des réponses Forme, mais ce travail n’a pu aboutir, faute d’une disponibilité suffisante de la part des uns et des autres.
Il semble que l’expérimentation sur différents groupes de soignés, soignants (médecins, infirmières), ou appartenant à divers corps de métiers ait à cette période mobilisé les praticiens. Cependant, on peut noter qu’un questionnement s’exprime a minima sur le passage à l’imaginaire au Rorschach, le rêve éveillé, la possible signification symbolique du stimulus, le relationnel, alors que le groupe de Marseille de Schachter et Cotte effectuait des études statistiques sur des centaines voire des milliers d’enfants, études publiées dans la revue Etudes neuropathologiques infantiles.
Tout ce foisonnement d’expériences et de réflexions amènent le bureau à accepter d’organiser le VIème Congrès International du Rorschach à Paris en 1965.
Le VIème Congrès International du Rorschach et des Méthodes Projectives
Il s’est déroulé du 20 au 26 Juillet 1965 et a réuni 500 participants en provenance de 22 pays. Les travaux du congrès se sont inscrits dans 10 rapports et 123 communications. L'ensemble des travaux présentés est marqué par une grande hétérogénéité des points de vue et des orientations de travail. Instruments « idiomatiques » par excellence, le Rorschach et les Méthodes Projectives constituent un langage commun entre psychologues et sujets. Le Rorschach est un instrument unique, « le Rorschach est une culture » conclut le Dr Morali Daninos, secrétaire général du Congrès. Les 4 volumes des Actes de ce Congrès constituent une rareté bibliographique.
Les Symposia, Colloques et Journées de travail
Le congrès terminé, les très nombreux échanges mis en place par le Bureau et le Comité de Rédaction (dont je fais partie depuis 1962) ont opté pour une organisation des activités à thème. Certains optèrent pour deux journées de travail, journée de printemps et d’automne, le Bureau parisien déléguant parfois ses pouvoirs à un groupe de province. C’est ainsi que les collègues de Lyon, Lille, Toulouse, Rennes, Montpellier, Dijon, organisèrent leurs propres symposia en choisissant les thèmes et les intervenants. Cet élargissement a été très profitable aux échanges et évitait la monopolisation de Paris. C’est ainsi, par exemple, que fut traité à Strasbourg le Test du Village et, en 1968, par le groupe de Strasbourg, avec Robert Durand de Bousingen et Georges Lantéri-Laura, Les concepts psycholinguistiques applicables aux Techniques Projectives.
Le symposium 1970 avait pour thème L’identification, thème introduit par Didier Anzieu qui marquait une orientation vers la référence psychanalytique (Bulletin n°25). Le colloque de 1976 sur Les mécanismes de défense confortait l’approche psychanalytique de l’interprétation du Rorschach (bulletins n°29 et 30).
Deux symposia furent consacrés aux Contenus (Bulletin n°24), puis aux Thèmes (Bulletin n°27) dans le Rorschach. Celui des Thèmes retiendra l’attention car dérivé des positions théoriques de Roy Schafer sur l’analyse thématique à partir des images. Les catégories retenues ne sont pas systématiques ni hiérarchiquement intégrées : il s’agit entre autres de dépendance orale, d’orientation et de préoccupations anales, d’orientations sadomasochistes, de conflits du Surmoi, etc. Un autre exposé illustre les Thèmes donnés par les enfants pré-psychotiques.
D'autres symposia étaient centrés sur des domaines d'investigations :
- La psychologie clinique, symposium organisé en 1972 par l'Institut de Psychologie de l'université de Liège avec en particulier une étude de la personnalité des psychologues et des psychiatres.
- La médecine psychosomatique. Le Dr Timsit, avec le Dr Morali Daninos, organisa ces journées annuelles à Liège en octobre 1974. Le Bulletin (n°31) qui publia les communications constitue une prise de position percutante sur ce problème éclairé ici non seulement par le Rorschach mais également par le Szondi et surtout le TAT.
-
Les toxicomanies ont fait l’objet de deux
colloques en 1977 et 1978. Ce domaine exigeant une approche pluridisciplinaire
est introduit par le Professeur et clinicien Jean Bergeret et discuté en termes de « différentes
formes structurelles de dépendance au Rorschach ». Les travaux de ce
colloque furent publiés, avec l’aide du Ministère de
- En 1979, le thème de la rencontre fut La dépression.
-
Le symposium sur Le Narcissisme, tenu en 1980, introduit
par Daniel Widlöcher, a été l’occasion de la première intervention du Groupe de
recherche en psychologie projective de l’Institut de Psychologie. En
effet, les enseignants du Certificat de Formation aux Techniques Projectives ont rejoint individuellement
- En 1980, s’est tenu à Lyon le symposium sur L’implicite et l’explicite dans le Test de Rorschach, sujet qui annonce les futurs travaux sur la possible valeur symbolique des stimuli Rorschach.
-
En 1981, une journée
commune entre
- En Novembre 1981, on discuta du Congrès International de Washington, congrès qui permit à tous de faire la connaissance de John Exner, personnalité originale, ardente, auteur du Système Intégré d’analyse du Rorschach.
-
C’est à Lille, en Juin
1982, que le Professeur Denise Osson convia
-
L’intérêt des méthodes
projectives dans l’approche des Perversions fut amplement discuté lors d’une séance de travail à Paris en
Mai 1983, alors qu’en Novembre l’Université de Montpellier invitait
- Les années où avaient lieu les Congrès Internationaux, les symposia étaient des réunions de travail et d’échange sur les différents rapports aux Congrès ou l’étude de cas qui y avait été présentée. C’est ainsi qu’en Novembre 1984 ont été rediscutées les très riches communications françaises et étrangères du XIème Congrès International qui avait eu lieu à Barcelone. À cette même réunion, Claude de Tychey présenta un rapport sur Les expressions de l’angoisse dans les différentes organisations psychiques.
- Le colloque TAT fut le grand événement de cette décennie. Organisé en Décembre 1986, pour fêter le cinquantenaire de ce test, il a été présidé par Didier Anzieu et Vica Shentoub. Une table ronde réunit Françoise Brelet, Rosine Debray, André Husquinet. La complémentarité ou l’antinomie du TAT par rapport au Rorschach fut posée pour la première fois par Catherine Chabert. Les spécialistes de Lausanne, de Bruxelles, de Lyon rendirent un vibrant hommage au TAT. C’est du reste la même année que fut publié le livre de Françoise Brelet, TAT. Fantasme et situation projective.
- En Décembre 1987, le thème Dynamique dans les Techniques Projectives : convergences et divergences fut proposé par le Laboratoire de Psychologie Clinique de Strasbourg.
- Le symposium Projection et Cognition fut organisé à Paris sur deux jours en Mai 1988. C’est pour rompre le cloisonnement existant entre ces deux disciplines que fut décidée cette rencontre animée par Bernard Gibello, Robert Durand de Bousingen et des cliniciens. Lors de ces deux jours de travail, il y eut deux communications sur le Rorschach Système Intégré de John Exner.
- En Novembre 1988, l’université Libre de Bruxelles, en les personnes de Jeanine Blomart et Alex Lefebvre, nous fit l’honneur d’une très large invitation sur le thème Techniques Projectives et Représentation de Soi. Thème très différent des perspectives nosologiques et proposant un appareil conceptuel facilement exprimé en termes de Rorschach. Ces travaux ont été publiés dans le Bulletin n°34.
- La réunion à Paris en Décembre 1988 fut une séance de travail qui comportait des Etudes de cas de clinique infantile présentées par Anne Andronikof-Sanglade, Michèle Emmanuelli et Martine Fabbri.
- Une journée d’études fut organisée par le groupe de Lausanne (avec Frieda Rossel, Colette Merceron et Odile Husain) sur les bords du lac d’Annecy en mai 1989. « La plainte douloureuse chronique » en fut le thème principal dont la conceptualisation fut présentée par le Dr Patrice Guex, psychiatre. Le groupe de Lausanne, très spécialisé en psychopathologie carcérale, présenta des cas et une approche tout à fait originale tenant beaucoup compte du langage.
C’est ici que se place notre congrès, le XIIIème Congrès International du Rorschach et des Méthodes Projectives. Il a eu lieu à Paris, au Palais de l’UNESCO en Juillet 1990 et a réuni 650 participants de 30 pays. Deux Français, Didier Anzieu et Pierre Pichot, et deux Américains, Leopold Bellak et Roy Schafer, comme Présidents d’honneur, cela annonçait déjà tout un programme ! Le travail scientifique a été de premier ordre : le Comité Scientifique, présidé par le Dr Meyer Timsit, a œuvré avec une ardeur et un souci d’équilibre international rares. Le franc succès de ce congrès est dû également à l’extrême vitalité des échanges dans les couloirs et les lieux de détente mais aussi à la qualité des « espaces » que sont l’UNESCO et Paris. S’il fallait choisir entre cinq programmes toutes les 90 minutes, il fallait aussi ne pas manquer d’entendre les auteurs connus de livres et de tests tels Leopold Bellak, Paul Lerner et bien d’autres. Les actes du congrès ont été publiés à Berne dans Rorschachiana XVII sous la rédaction d’Anne Andronikof et moi-même, les tâches administratives ayant été magistralement assurées par Marcelle Peyré et Marie Laure Sudre . Le Bulletin n°35 donne deux compte-rendus, un de Meyer Timsit et l’autre de Bruce L. Smith.
Affiche du XIIIème Congrès International du Rorschach et des Méthodes Projectives, réalisée par Corinne Martin.
Léopold Bellack et Nina Rausch de Traubenberg
Philippe Jeammet, John E. Exner, Nina Rausch de Traubenberg, Latife Yazigi, Catherine Chabert, David Ephraïm, Meyer Timsit
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Malgré la surcharge
occasionnée par le Congrès International, un nouveau symposium eut lieu en
Novembre 1990 sous l’égide de
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Le Colloque du printemps
en Juin
-
Novembre 1991 nous trouve
en Alsace, à Rouffach, dans un Centre Hospitalier Spécialisé où Christine
Rebourg organisa avec maestria un colloque sur
- La journée de travail en Juin 1992 permit de connaître Le M.A.P.S (« Make A Picture Story »), matériel scénique utilisé comme technique projective par le groupe de Rennes (Loïc Villerbu).
- C’est également le groupe de Loïc Villerbu de l’Université de Rennes qui mit sur pieds les Journées d’Automne en Novembre 1992 sur le thème général « Psychopathologie Criminelle - Méthodologie Projective ». Il s’agissait de répondre aux questions posées en pathologie criminelle, en épidémiologie et en expertise.
- 1993 ne vit qu’une seule réunion, sur le thème « Dynamique Familiale et Tests Projectifs », où projection et fantasmatisation furent remarquablement parlantes dans les exposés donnés. Un compte-rendu du XIVème Congrès International de Lisbonne termina la journée.
- En 1994, il y eut deux colloques d’importance. Le premier, au mois de mai, organisé par le Professeur Catherine Chabert à l’Institut de Psychologie de Paris 5, portait sur Les problématiques du féminin qui laissa une place aux problèmes anorexie/boulimie. Le second, à l’automne, présidé par le Professeur Jacques Selosse sur « Violence agie,violence subie » nous mit en présence du drame des enfants battus et/ou maltraités. Le large éventail des participants (Lyon, Bruxelles, Mons, Anger, Rouen, Lille) signe l’actualité du problème.
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Le colloque de Mai 1995,
tenu à
- Le colloque d’Automne 1995 fut invité par le Centre de Recherches en Psychologie et Psychopathologie Clinique de l’Université Lumière Lyon 2. L’originalité de ce colloque consacré à « La méthode projective en psychopathologie de l’enfant » tient à son organisation qui comprenait autant d’ateliers sur les techniques que de questionnements méthodologiques et cliniques. Pascal Roman en fut l’organisateur.
-
En 1996,
- Des structures de travail plus légères furent proposées dès 1997, soit des après-midi. À Paris furent jetées les prémices d’une Etude normative du Rorschach à l’adolescence. À Lyon, le thème de réflexion fut « Le neutre et la neutralité ».
- En mars 1998, Nina Rausch de Traubenberg a été invitée à présider avec le Professeur Sztulman une journée de débats, à Toulouse, sur le thème « Psychologie projective et pratiques cliniques ». La réunion fut très animée, le climat très amical avec d’anciens collègues et des psychologues de la formation continue. Un grand colloque se mit en place à Dijon en mai, organisé par le Professeur Hervé Benony sur le thème très large des « Crises de la vie et réorganisation psychique ». Divers ateliers furent proposés en plus des conférences. L’un des thèmes discutés fut celui de la mentalisation. L’année 1998 se termina par une après-midi projective sur le thème des « Clivages et Traumatismes primaires ».
-
Enquête sur l’Enseignement et
- Le colloque sur le TAT, en hommage à Vica Shentoub, eut lieu en décembre 2000 et fut particulièrement émouvant car introduit par des souvenirs personnels de Rosine Debray et par l’hommage de tous pour le remarquable travail de Vica Shentoub sur l’interprétation psychanalytique du TAT. Les travaux de ce colloque ont été publiés dans le Volume 8 de l’année 2002 de Psychologie Clinique et Projective.
-
Le colloque d’automne
-
L’année suivante, 2002,
fut une année jubilaire marquant le Cinquantenaire des
publications et de
-
Le colloque de 2002 fut
consacré à « l’Adolescence ». Les
groupes des psychologues de l’hôpital de
-
L’université de Savoie,
son centre d’Etudes du Processus de
- Le thème « Identité, Identification » fut traité lors du colloque de Novembre 2003 dans ce qu’il a de particulier dans la psychose et les réactions mère/fille et aussi d’autres remaniements de l’âge de latence à l’adolescence chez la jeune fille. Des études de cas présentées par les Professeurs Jacqueline Donnay-Richelle et Monika Boekholt ont clôt la journée.
-
Voilà un titre très
moderne « Problématique de
- Les thèmes précédents, tels que « Créativité », « Identification », « Parentalité », amenèrent tout naturellement à une vision de synthèse, intitulée « Grandir, Mûrir, Vieillir. Traductions cliniques et projectives ». Ce colloque fut remarquable en tous points peut-être parce qu’il touchait chacun de nous et que rien de ce qui a été dit ne nous était indifférent. François Marty, Henri Danon-Boileau, Marion Péruchon, Michèle Emmanuelli, Marianne Baudin et d’autres ont su montrer les spécificités de « Grandir, mûrir, vieillir » où, à chaque palier, il faut accepter l’irréversibilité du temps.
- Le colloque « Dépendances » s’est déroulé en Novembre 2005 à l’Université Paris 5 - René Descartes, introduit par le Professeur Philippe Jeammet. Il a porté sur le thème de l’articulation réalité interne/réalité externe.
- Le colloque suivant, Les Perversions, organisé par le Professeur Claude de Tychey vient de se tenir à Nancy ce 1er Avril 2006 avec une large participation d’intervenants. Remarquons ici que nos collègues de province ont su faire des colloques chez eux, un événement social en intégrant aux professionnels les autorités locales dans une atmosphère festive.
Voici donc, rapidement
esquissé, l’historique de
Soulignons
ici la large participation de nos collègues de Belgique à la vie de
Un
hommage particulier doit être rendu à Justin Schlegel qui, dès le début, et
jusqu’aux années
Avoir égréné ces titres amène à quelques réflexions sur les tests dits « projectifs » et qu’il vaudrait mieux nommer « tests de personnalité ». Les deux méthodes principales, le Rorschach et le TAT, se distinguent l’une de l’autre par leur construction. Rorschach et TAT se complètent en faisant appel à des niveaux de fonctionnement et de problématique différents. Le travail effectué sur ces deux épreuves nous permet de dire que nous avons éprouvé leurs possibilités, compris leurs qualités intrinsèques à travers l’analyse qualitative des facteurs de construction, du contenu manifeste et latent des stimulus, de leur structure perceptive et sensorielle. L’ensemble des données recueillies est obligatoirement replacé dans le relationnel de la situation projective. Il reste certain que le travail d’interprétation des facteurs, de leur articulation dynamique, ne peut être intelligible que si l’on se réfère à un corpus théorique homogène. Il s’avère tout à fait possible d’appliquer au TAT et au Rorschach en particulier, des référents théoriques divers, tels la théorie du champ, la théorie associationniste, la théorie phénoménologique, la théorie psychanalytique ou la théorie caractérologique.
Il y a dans l’œuvre de Rorschach une telle ouverture, une telle liberté que chacun se trouve renvoyé à un écho particulier. Ce qui s’est produit dans les premières décennies, c’est un travail d’applications du test à des groupes de sujets dans différentes situations. Plus tard surgirent des essais conceptuels, des réflexions théoriques sur le processus mental à l’origine des réponses d’une part et sur le matériel stimulus d’autre part. La diversité des approches interprétatives s’inscrit dans l’ouverture propre à l’Objet Rorschach, cet objet réel qui renvoie à l’imaginaire comme la représentation qui suscite l’affect. C’est ainsi que le Rorschach devient outil de pensée qui sert différentes hypothèses, que ce soit celle de la projection corporelle, des capacités de symbolisation, d’organisation défensive ou de mentalisation. Les notions de fonctionnement psychique individuel s’inscrivent dans le concret d’un discours vivant.
L’on se trouve donc tout naturellement devant différents modes interprétatifs. Par exemple, celui du Système Intégré de John Exner basé sur les facteurs formels soumis à l’analyse expérimentale, ou celui d’un modèle linguistique ou phénoménologique du discours, ou celui enfin d’une analyse dynamique des données formelles, de leur articulation au discours, en référence à la théorie psychanalytique, analyse enseignée à l’Institut de Psychologie de Paris 5.
C’est ainsi que les Techniques Projectives restent un lieu d’expression, d’élaboration, bref un champ toujours ouvert à la pensée et à l’autre.
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